Archives par mot-clé : Intellectuels

Avis de parution : « Un lieu et un lien. L’espace intellectuel socialiste », Sociétés plurielles, avril 2020

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution de mon dernier article consacré à l’espace intellectuel socialiste dans la revue Sociétés plurielles.

Résumé

La production des idées politiques dépasse les seules frontières organisationnelles des partis et s’effectue à travers la médiation d’acteurs collectifs (fondations, clubs, think tanks, revues, maisons d’éditions, grandes écoles, centres de recherche, universités…) et individuels (responsables politiques, intellectuels, experts, traducteurs, éditeurs …) à la croisée de logiques et d’espaces sociaux hétérogènes. Dans cette perspective, cet article se propose d’interroger les concepts topologiques à disposition du chercheur en sciences sociales (réseau, monde social, champ, communauté épistémique, …) pour pouvoir analyser ces lieux hybrides en les appliquant à un cas empirique : l’espace intellectuel socialiste.

Citation

Pour citer cet article, voici la référence : Thibaut Rioufreyt, « Un lieu et un lien. L’espace intellectuel socialiste », Sociétés plurielles, n° 3, 1er avril 2020 [en ligne].

Accès

Sociétés plurielles étant une épi-revue, l’article est disponible gratuitement en ligne :

Colloque « Universitaires et directions partisanes », Saint-Denis, MSH Paris Nord, 14-15 novembre 2019

J’ai le plaisir de vous annoncer la tenue d’un colloque intitulé « Universitaires et directions partisanes : interactions, connexions et circulations contemporaines ». Co-organisé par David Copello et Manuel Cervera-Marzal, il aura lieu les 14-15 novembre 2019 à la Maison des Sciences de l’Homme MSH Paris Nord.

Dans ce cadre, ma communication, intitulée « Mutations sociologiques des élites partisanes et dévaluation de la ressource intellectuelle. Le cas du Parti socialiste des années 1990-2010 » portera sur les ressorts sociologiques présidant à la dévaluation de la ressource intellectuelle dans l’économie générale des pratiques partisanes et les transformations des relations entre universitaires et responsables politiques, à travers le cas du parti socialiste français et, en complément, quelques éléments tirés du cas du Parti travailliste britannique.

Argumentaire scientifique : Universitaires et directions partisanes – Argumentaire colloque

Programme détaillé : Programme_Universitaires et directions partisanes

Accès

  • Lieu du colloque : Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord, 20 avenue George Sand 93210 Saint-Denis.
  • Inscription obligatoire avant le 9 novembre 2019 : https://idps.univ-paris13.fr

Avis de parution: « La mise en politique des idées », Politix, 126 (2), octobre 2019

J’ai le grand plaisir de vous informer de la parution du n° 126 de la revue Politix dont j’ai coordonné le dossier intitulé « La mise en politique des idées » et consacré à l’histoire sociale des idées politiques en milieu partisan.

Vieux projet que j’avais en tête depuis plus de 10 ans, c’est là l’aboutissement d’une réflexion nourrie par mes propres recherches mais aussi des échanges collectifs au sein du groupe HiSoPo.


Présentation

La recherche sur les partis a longtemps accordé une place prépondérante à l’étude de leur doctrine et des débats ou affrontements d’idées en leur sein. Toutefois, à partir des années 1980-1990, elle s’est davantage focalisée sur leur dimension « entrepreneuriale » et/ou organisationnelle avec, en France, une attention particulière accordée à l’étude des propriétés sociales et des pratiques des acteurs partisans. Ce « tournant sociologique » a été fécond, permettant de rompre avec la doxa réduisant la vie politique à la confrontation de visions du monde portées par des organisations partisanes et d’après lesquelles s’orienterait le vote des électeurs. Il a eu néanmoins pour effet un désinvestissement de l’étude des idées partisanes comme objet de recherche. Les différentes contributions réunies dans ce dossier visent précisément à rouvrir ce chantier de recherche en s’intéressant aux idées produites et appropriées en milieu partisan dans la période contemporaine, que ce soit dans les instances officielles de production et de diffusion idéelle du parti en tant que tel (secrétariats nationaux aux idées, revue intellectuelles partisanes, Écoles de parti), de groupements en son sein (clubs para-partisans, revues de courant, etc.) ou à ses marges (clubs, think tanks, fondations politiques, syndicats, Université, etc.). Il s’agit plus précisément d’étudier la mise en politique des idées, c’est-à-dire les processus par lesquels celles-ci sont produites, circulent et/ou sont appropriées en milieu partisan. Qui sont les acteurs produisant les idées partisanes ? Où sont-elles élaborées ou appropriées ? Quels usages les acteurs partisans en font ? Quelle valeur est accordée au débat doctrinal et à la production intellectuelle et quelles formes d’intellectualité sont valorisées dans l’économie générale des pratiques partisanes ? Quels sont les processus concrets par lesquels les acteurs partisans élaborent des idées dans le parti et/ou traduisent en son sein des idées produites en dehors ? Voilà autant de questions aussi simples que fondamentales auxquelles les contributions réunies dans ce dossier entendent répondre, ouvrant ainsi la boîte noire de la fabrique idéelle en milieu partisan.


Contributions

  • Thibaut Rioufreyt, « La mise en politique des idées. Pour une histoire sociale des idées en milieu partisan », pp. 7-35.

  • Nicolas Azam, « Entre « croyance économique«  et contrainte partisane. Genèse et structuration de la section économique du PCF (1947-1961) », pp. 37-60.

  • Clémentine Fauconnier, « La mise en politique sans la mise en parti ? Le Centre de la politique sociale conservatrice comme entreprise doctrinale », pp. 61-83.

  • Mathieu Fulla, « Le parti, l’expert et les théories économiques. Le cas du Parti socialiste d’Épinay (1971-1981) », pp. 85-109.

  • Cécile Leconte, « La carrière militante du « grand remplacement«  au sein du milieu partisan de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) », pp. 111-134.

  • Rafaël Cos, « La carrière de « la sécurité«  en milieu socialiste (1993-2012). Sociologie d’une conversion partisane », pp. 135-161.


L’intégralité du dossier et du numéro (varias compris) est accessible gratuitement depuis le portail CAIRN via les abonnements institutionnels : https://www.cairn.info/revue-politix-2019-2.htm

Journées « Que faire des partis politiques? », Fondation Copernic, Paris, La Mutinerie, 24 mars/7 avril 2018

Pour information,  la Fondation Copernic organise les samedis 24 mars et 7 avril deux journées de dialogue entre militant.e.s, ex-militant.e.s, sociologues, politistes, historien.ne.s, autour du thème «Que faire des partis politiques?».

Quelles sont les raisons de la chute du nombre d’adhérent.e.s, du recul des activités militantes? Pourquoi les catégories populaires ne se retrouvent-elles plus dans les partis de gauche? Quels effets le sexisme produit-il dans les organisations? Quelles relations les partis entretiennent-ils avec les populations issues de l’immigration? Que sont devenues les sociabilités partisanes? Les engagements s’inscrivent-ils aujourd’hui davantage dans les « mouvements  sociaux » ou les syndicats que dans les partis, et pour quelles raisons? Si la forme « parti » est dépassée, par quoi la remplacer? Comment échapper à la verticalité qui règle le fonctionnement ordinaire des partis politiques?

Sur un pied d’égalité, venons en débattre, échanger ce que nous avons vu et vécu (souvent mal vécu). De telles rencontres sont rares: généralement, les professionnels de la politique parlent aux professionnels. Cette fois, chacun.e pourra intervenir ; toutes les expériences, toutes les propositions sont précieuses.

 

 

Communication: « La réception de la « Troisième voie » dans la gauche socialiste française », ISP, 3 novembre 2017

J’ai le plaisir d’intervenir au séminaire de l’ISP (Institut des sciences sociales du politique) « Construction de l’État et genèses du politique » vendredi 3 novembre 2017:

Grandeur et décadence d’une entreprise de traduction politique. L’« échec relatif » de la réception de la « Troisième voie » britannique dans la gauche socialiste française

Résumé : Cette communication propose de revenir sur une enquête réalisée sur la réception des idées et des discours du New Labour britannique dans la gauche socialiste française entre 1994 et 2017. Il s’agira plus spécifiquement de revenir sur les différents facteurs expliquant l’échec relatif de l’importation du « blairisme » dans ce milieu partisan, à la fois liés aux modes d’intervention des néo-travaillistes dans l’espace politico-médiatique français et propres au champ politique français en général et au Parti socialiste en particulier. L’étude de ce cas empirique sera par ailleurs l’occasion de réfléchir sur ce qu’on entend par « échec » dans l’étude de la circulation transnationale des idées et sur la manière dont les sciences sociales du politique peuvent saisir ce type d’objets.

Discutants : Fabien Carrié et Cédric Plont.

La séance aura lieu le vendredi 3 novembre 2017 de 14h à 16h, à l’ISP, Université Paris-Nanterre, salle des séminaires au rez-de-chaussée du bâtiment Max Weber.

 

 

Avis de parution: « La réanalyse au service de l’histoire sociale des idées politiques », Recherches qualitatives, 2017

J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon dernier article « La réanalyse au service de l’histoire sociale des idées politiques. Retour d’enquête sur deux revues de parti : La Revue socialiste et La Nouvelle Critique » paru dans la revue québecoise Recherches qualitatives en juin 2017. Fruit d’une enquête menée dans le cadre de l’ANR réAnalyse, cet article s’insère dans le numéro hors-série n° 21 « La réanalyse des enquêtes qualitatives à l’épreuve de l’expérimentation » coordonné par Sophie Duchesne. Vous y trouverez ainsi les restitutions d’expériences de réanalyse menées par des collègues sur différentes enquêtes, terrains et objets et selon différentes approches méthodologiques et techniques.

 

Résumé

Cet article interroge les apports de la réanalyse à l’histoire sociale des idées politiques en montrant ce que la réanalyse des entretiens réalisés respectivement par Émeric Bréhier et Frédérique Matonti apporte à l’étude des revues intellectuelles en milieu partisan. En tant que réutilisation de données d’autres chercheurs, elle permet d’une part de compléter les archives écrites par les sources orales et, d’autre part, de donner un accès – indirect mais réel – à des terrains inaccessibles ou disparus. En tant que nouvelle analyse cette fois, elle permet d’interroger les mêmes matériaux à partir de nouvelles questions de recherche, d’exploiter des sources orales peu, voire jamais utilisées ou encore de prendre en compte l’effet enquêteur dans le contexte de l’enquête.


L’article est téléchargeable en intégralité et gratuitement sur le site Internet de la revue Recherches qualitativeshttp://www.recherche-qualitative.qc.ca/documents/files/revue/hors_serie/HS-21/rq-hs21-t-rioufreyt.pdf Il en est de même de l’ensemble du numéro ici: http://www.recherche-qualitative.qc.ca/revue/les-collections/hors-serie-les-actes/

Présentation de l’ouvrage Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique, Marseille, Librairie Maupetit Actes Sud, 18 mars 2017

Je présente mon ouvrage Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique. Vers un social-libéralisme à la  française (1997-2015) aux Presses universitaires de Grenoble, coll. « Libre cours politique » paru récemment, à la librairie Maupetit Actes Sud (Marseille).

 

L’événement aura lieu à 16h30 dans la Salle des rencontres de la librairie au 142 La Canebière 13001 Marseille (Métro/Tramway Noailles ou Réformés).


Vous pouvez retrouver ces infos sur le site Internet de la librairie ici: http://www.maupetitlibraire.fr/agenda.php?agenda=2485&date=20170300#361505

 

Intervention « Rendez-vous socio », Marseille, Librairie Transit, 8 février 2017, 19h

À l’occasion de la sortie de mon ouvrage Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique. Vers un social-libéralisme à la  française (1997-2015) aux Presses universitaires de Grenoble, une conférence intitulée « Enquêter dans un parti qui s’intéresse peu aux idées. La réception du blairisme au sein du PS » est organisée mercredi 8 février 2017 dans le cadre des « Rendez-vous socio » de la Librairie Transit (Marseille).

 

Les « Rendez-vous socio » de Transit est un séminaire public de diffusion de la culture scientifique : « Afin de faire découvrir notre fond largement composé de sciences sociales critiques, nous avons souhaité depuis un an organiser nos « Rendez-vous socio ». Depuis les déclarations de Manuel Valls et de Malek Boutih contre la sociologie, accusée de diffuser une « culture de l’excuse », la discipline se réinterroge sur sa relation aux pouvoirs, aux citoyens d’ici et d’ailleurs, aux mondes militants. Ces « rendez-vous socio », initiés en réponse à ces attaques, sont une occasion pour des chercheur.e.s en sociologie ou dans des disciplines voisines (sciences politiques, histoire, anthropologie…) de présenter leurs travaux, la « boîte noire » de leur recherche et leur discipline. »

La conférence commencera à 19 h et aura lieu à la librairie Transit, 45 boulevard de la Libération, 13001, Marseille. Pour plus d’infos, voir la page Facebook de la librairie: https://www.facebook.com/transit.librairie/?ref=page_internal L’événement est bien évidemment ouvert à tous celles et ceux que cela pourrait intéresser.

 

Call for abstracts Workshop on Think Tanks in Europe, Université of Gothenburg, 21-22 September 2017

Pour information, vous trouverez ci-dessous un appel à communications pour un workshop sur les think tanks en Europe qui aura lieu à l’Université de Gothenburg (Suède) les 21-22 septembre 2017.

Call for abstracts

Workshop on Think Tanks in Europe

21-22 September 2017

 

Location : University of Gothenburg, Sweden

For any questions and/or abstract submission please contact Katarzyna Jezierska

The Centre for European Research (CERGU), University of Gothenburg is organizing a two-day workshop on Think Tanks in Europe. Scholars working in this field are welcome to submit abstracts of their ongoing research. The workshop will bring together experts from political science, sociology, social anthropology, public administration, media studies and international relations who research think tanks in a variety of methodological and theoretical approaches as well as diversified empirical settings.

The aim of the workshop

All over the world, think tanks have become part of the machinery of policymaking. Usually defined as institutions claiming autonomy, whose main aim is to influence policy-making based on the social analysis they produce (McGann 2007; Rich 2004; Weaver 1989), they aspire to bridge the gap between knowledge (academia) and power (politicians and policymakers). Located at the intersection of different societal spheres, they engage in boundary work (Jezierska 2017; Medvetz 2012; Stone 2007). Since 1990 think tanks are growing numerically, now amounting to 6,846 institutions in the world, of which 1,770 are placed in Europe (McGann 2016). Not only have they increased in number, but also the scope and impact of their work have dramatically expanded (Kelstrup 2016). This changes the way governance is organized; it raises issues of accountability of these non-elected bodies and puts conventional notions of policy-making and democratic theory in question (cf. Garsten, Rothstein & Svallfors 2015; Plehwe 2014). Despite their visible presence and growing influence, think tanks are still relatively understudied.

The ambition of this workshop is to inspire scholarly exchange with regard to theoretical and methodological developments as well as empirical findings. Importantly, to balance the severely biased literature in the field, the workshop will strive to gather researchers from both Western and Eastern Europe. The workshop will target think tank communities in national settings, especially those, which have hitherto evaded thorough academic scrutiny, as well as the transnational dimension of think tanks. We will jointly explore who these actors are, what they do and how they operate in different empirical contexts as well as the implications of their activities for democratic governance.

Submission of theoretical, methodological and empirical papers is welcome. Especially encouraged are scholars working on think tanks in Eastern and Southern Europe. Here comes the call with specified deadlines for submission : http://cergu.gu.se/english/Events/conferences/think-tanks-in-europe–september-2017 The number of participants is limited to 20. Those selected will be fully reimbursed for their travel and accommodation expenses. Confirmed speakers include Diane Stone, Dieter Plehwe and Hartwig Pautz.

Important Dates

28 February 2017 : deadline for abstract submission (max 300 words)

15 March 2017 : notification of acceptance

7 September 2017 : deadline for full paper submission

21-21 September 2017 : workshop

 

Dépôt Hal: « Les mutations de la gauche contemporaine à l’aune du concept de social-libéralisme », in Libertés et libéralismes, 2012.

J’ai le plaisir de vous informer que l’article sur le social-libéralisme que j’ai publié dans l’ouvrage collectif Libertés et libéralismes en 201 est désormais disponible gratuitement et en accès libre sur HAL-SHS à cette adresse: https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01339430


Thibaut Rioufreyt, « Les mutations de la gauche contemporaine à l’aune du concept de social-libéralisme » in  FOURNEL Jean-Louis, GUILHAUMOU Jacques & POTIER Jean-Pierre (dir.), Libertés et libéralismes. Formation et circulation des concepts, Lyon, ENS éditions, coll. « Gouvernement en question(s) », 2012, pp. 283-296.

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Résumé: Utilisé le plus souvent de manière péjorative, constituant alors la forme euphémisée et contemporaine du « social-traître », le vocable social-libéral, lorsqu’il est assumé et revendiqué, renvoie à l’idée d’une gauche moderne que l’on oppose à une gauche archaïque incapable de s’adapter au monde contemporain. Il reste ainsi largement cantonné au registre polémique dans le discours journalistique ou politique. Au-delà de ces usages connotés, nous proposons d’en faire un véritable concept scientifique, à la croisée de l’histoire des idées et de la sociologie politique. Pour ce faire, nous avons choisi de nous attarder sur le concept de liberté tel qu’il est défini dans les textes sociaux-libéraux, autour de la question des droits individuels, puis son extension, à travers la question des relations entre État, marché et société civile.


Vous pouvez également trouver le texte intégral en accès libre et gratuit sur le site Open Editions Books en cliquant sur le lien suivant ainsi que la table des matières et les contributions des autres auteurs ici.