Archives par mot-clé : Idéologie

Présentation de l’ouvrage Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique, Marseille, Librairie Maupetit Actes Sud, 18 mars 2017

Je présente mon ouvrage Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique. Vers un social-libéralisme à la  française (1997-2015) aux Presses universitaires de Grenoble, coll. « Libre cours politique » paru récemment, à la librairie Maupetit Actes Sud (Marseille).

 

L’événement aura lieu à 16h30 dans la Salle des rencontres de la librairie au 142 La Canebière 13001 Marseille (Métro/Tramway Noailles ou Réformés).


Vous pouvez retrouver ces infos sur le site Internet de la librairie ici: http://www.maupetitlibraire.fr/agenda.php?agenda=2485&date=20170300#361505

 

Intervention « Rendez-vous socio », Marseille, Librairie Transit, 8 février 2017, 19h

À l’occasion de la sortie de mon ouvrage Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique. Vers un social-libéralisme à la  française (1997-2015) aux Presses universitaires de Grenoble, une conférence intitulée « Enquêter dans un parti qui s’intéresse peu aux idées. La réception du blairisme au sein du PS » est organisée mercredi 8 février 2017 dans le cadre des « Rendez-vous socio » de la Librairie Transit (Marseille).

 

Les « Rendez-vous socio » de Transit est un séminaire public de diffusion de la culture scientifique : « Afin de faire découvrir notre fond largement composé de sciences sociales critiques, nous avons souhaité depuis un an organiser nos « Rendez-vous socio ». Depuis les déclarations de Manuel Valls et de Malek Boutih contre la sociologie, accusée de diffuser une « culture de l’excuse », la discipline se réinterroge sur sa relation aux pouvoirs, aux citoyens d’ici et d’ailleurs, aux mondes militants. Ces « rendez-vous socio », initiés en réponse à ces attaques, sont une occasion pour des chercheur.e.s en sociologie ou dans des disciplines voisines (sciences politiques, histoire, anthropologie…) de présenter leurs travaux, la « boîte noire » de leur recherche et leur discipline. »

La conférence commencera à 19 h et aura lieu à la librairie Transit, 45 boulevard de la Libération, 13001, Marseille. Pour plus d’infos, voir la page Facebook de la librairie: https://www.facebook.com/transit.librairie/?ref=page_internal L’événement est bien évidemment ouvert à tous celles et ceux que cela pourrait intéresser.

 

« Le social-libéralisme est minoritaire en France », Mediapart, 31 janvier 2017

À l’occasion de la sortie de mon ouvrage Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique. Vers un social-libéralisme à la  française (1997-2015) aux Presses universitaires de Grenoble, j’ai le plaisir de vous annoncer la parution d’un interview accordé à Médiapart intitulé « Le social-libéralisme est minoritaire en France ».

Dans cet interview, réalisé par Fabien Escalona, je reviens notamment sur les évolutions idéologiques qu’a connues le Parti socialiste et notamment le destin du social-libéralisme en France. De quoi aider à comprendre un peu le processus de recomposition à l’œuvre dans l’espace politique français après la fin des primaires de la « Belle alliance populaire » et à quelques mois des élections présidentielles et législatives.

L’article est accessible en ligne sur le site de Mediapart à l’adresse suivante: https://www.mediapart.fr/journal/france/310117/thibaut-rioufreyt-le-social-liberalisme-est-un-hybride-ideologique-minoritaire-en-france Il est gratuit pour les abonnés et accessible pour 1 euro pour les autres.

Intervention au séminaire Étudier les partis politiques, Paris 1, CESSP, 25 janvier 2017

À l’occasion de la sortie de mon ouvrage Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique. Vers un social-libéralisme à la  française (1997-2015) aux Presses universitaires de Grenoble, j’interviens le mercredi 25 janvier pour le présenter au Séminaire Étudier les Partis Politiques (EPP) CESSP – Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

 

Dans cette présentation, je reviendrai dans un premier temps sur certains des principaux résultats de l’enquête. Il s’agira ainsi d’expliquer la réception contrariée du néo-travaillisme au sein du milieu socialiste en mettant au jour les contraintes politiques structurelles qui pèsent sur les prises de position socialiste: structuration idéologique. La seconde partie sera davantage méthodologique et portera plus spécifiquement sur les apports de l’analyse cotextuelle à l’étude des idées en milieu partisan: constitution du corpus, analyse du discours, utilisation de CAQDAS, etc.


La séance aura lieu  Mercredi 25 janvier (de 18h à 20h) à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 14, Rue Cujas, Salle du CESSP-CRPS (H604). Vous trouverez ci-joint le plan d’accès à la salle: Accès salle CRPS

Colloque « Des idées et des partis », deadline propositions de communications: 16 janvier 2017

Pour rappel, la date limite pour les dépôts des propositions de communications pour le colloque « Des idées et des partis. Pour une histoire sociale des idées politiques » que j’organise dans le cadre du groupe de projet HiSoPo est fixée au 16 janvier 2017. L’événement aura lieu à Sciences Po Paris les 23-24 mai 2017.

Vous trouverez ci-joint l’appel à communications (aac-des-idees-et-des-partis). Vous trouverez toutes les informations utiles (en particulier les « Recommandations aux auteurs ») en accédant au site dédié spécialement à ce colloque. Voici le lien : https://ideespartis2017.sciencesconf.org/ N’hésitez pas à relayer l’information dans vos propres réseaux et auprès de vos collègues, labos, doctorants, etc.

Avis de parution: « Non dits et écrits. Les ambiguïtés du « socialisme moderne » jospinien face à la « Troisième voie » britannique (1997-2002) », Histoire@politique, n° 30, sept-dec 2016

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution de mon dernier article intitulé « Non dits et écrits. Les ambiguïtés du « socialisme moderne » jospinien face à la « Troisième voie » britannique (1997-2002) » paru dans le n° 30 de la revue Histoire@politique. Politique, culture, société, septembre-décembre 2016.



Résumé

Dès l’émergence de la « troisième voie » au Royaume-Uni, avec l’accession de Tony Blair à la direction du Parti travailliste en 1994, les socialistes français vont se positionner de manière très ambivalente à l’égard de ce référent étranger. Sur la base d’une analyse de discours appliquée aux textes partisans, cet article vise à montrer que ces ambivalences ne sont pas spécifiques au rapport qu’ils entretiennent au néo-travaillisme, mais sont le révélateur des ambiguïtés au cœur de la doctrine socialiste. Et si les textes socialistes semblent hétérogènes, vides ou schizophrènes, ce n’est pas là le signe d’une incapacité théorique des socialistes, mais plutôt l’effet des contraintes structurales du champ politique qui pèsent sur eux.


L’article est disponible gratuitement et en intégralité sur le site Internet de la revue électronique: http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=30&rub=autres-articles&item=105

 

AAC: Colloque « Communisme », Université de Rennes 1, 30, 30 mai et 1er juin 2017

Vous trouverez ci-dessous un appel à communications pour le colloque « Communisme » qui se déroulera à l’université de Rennes 1 les 30, 31 mai et le 1e juin 2017. Vous pouvez également le télécharger en format PDF ici: AAC_colloque_communisme


APPEL À COMMUNICATIONS: COLLOQUE « COMMUNISME »

UNIVERSITÉ DE RENNES 1

30, 31 MAI ET 1er JUIN 2017


ARGUMENTAIRE

Après une éclipse relativement longue, le communisme fait à nouveau l’objet d’une attention théorique propre qui permet de ne plus le réduire à une curiosité historique ou à une monstruosité politique. C’est à l’occasion de la crise économique de 2008, qu’a eu lieu ce regain d’intérêt qui s’est traduit par de nombreux colloques et publications d’importance, tels que les rencontres internationales organisées par A. Badiou et S. Zizek entre 2009 et 2011, le 48e numéro d’Actuel Marx consacré à renouveau du communisme et Commun, l’ouvrage de P. Dardot et C. Laval. Ces diverses initiatives ont su réimposer au cœur du débat théorique un concept de communisme qui trop longtemps, au mépris de toute probité intellectuelle, a été enfermé dans la problématique du totalitarisme qui prétendait jusque là en épuiser le sens (Traverso, 2001).

Pourquoi s’intéresser aujourd’hui au communisme ? À l’heure où l’ordre capitaliste semble s’enraciner plus profondément que jamais, nous pensons que ce qui a motivé toutes ces entreprises que nous entendons prolonger est la conviction, pleinement (ré)assumée depuis 2008, que s’il convient de réinvestir l’idée de communisme, c’est « dans la mesure où le vocable ‘‘démocratie’’ ne peut […] nommer d’une part une rupture avec le monde du capital suffisamment conséquente pour qu’elle soit irréversible, d’autre part une affirmation de ce que peuvent être les relations entre les êtres qui ne se réduise pas à l’amélioration de leur sort actuel. L’affirmation d’un horizon qui correspondrait à une perception claire de ce que serait un monde désencombré du règne du capital » (Aspe, 2014).

Il nous semble que les précédents travaux doivent être prolongés par une réflexion historique sur le communisme dans la mesure où le mot est aujourd’hui chargé de la lourde mémoire du XXe siècle : les trajectoires et errances des divers pays « communistes » épuisent-elles le sens du communisme, comme l’ont affirmé les critiques antitotalitaires, ou bien l’idée excède-t-elle sa traduction effective dans des formes qui l’ont trahie ? Mais peut-être faut-il s’affranchir de cette alternative qui doit trop aux termes d’un débat imposé par les contempteurs de l’histoire du communisme. Ne peut-on alors considérer que des pans entiers de ces trajectoires ont été authentiquement positifs et que leur mémoire mérite d’être réactivée aujourd’hui pour mieux apprécier à la fois ce qu’a été, ce qu’est et ce que peut être le communisme ? Il faudrait alors non seulement opérer un retour critique sans concession sur un passé sombre tout en se permettant de considérer que les expériences soviétiques, chinoises, yougoslaves, etc. ont pu être le lieu d’authentiques formes, bien que trop marginales et vite éliminées, de liberté et d’égalité. Par ailleurs, si l’on consent à élargir le terme de communisme au-delà des seuls États qui en ont revendiqué le nom, ne peut-on reconnaître, dans certaines des conquêtes et héritages du mouvement ouvrier occidental, les noyaux actuellement encore effectifs, bien que menacés, d’un communisme futur, comme le pense B. Friot par exemple au sujet de la sécurité sociale française ?

Le débat pourrait ainsi s’ouvrir sur la question, peu explorée dans les précédents travaux, de la forme d’organisation économique et sociale que pourrait revêtir le communisme. C’est sans doute dans ce domaine que le poids du contexte politique, social et institutionnel a pesé le plus fort. Les études sur cette question, alors même qu’elles constituaient un champ entier de recherches (Lavigne, 1978), ont totalement disparu du monde universitaire,contribuant à naturaliser l’économie de marché et à frapper d’inintelligibilité les expériences passées ainsi que de potentielles alternatives. Là encore, il s’agit donc de faire la démonstration de la consistance du projet communiste, tout en tirant les leçons des dynamiques de bureaucratisation, inévitables lorsque l’on refuse de poser la question politique des instance institutionnelles de la planification. Quoique par des voies diverses, la plupart des travaux prospectifs retrouvent ces interrogations. Si la proposition du salaire par B. Friot a quelque succès et mérite d’être examinée, le débat s’est également porté sur la question des communs, ces derniers ne pouvant être réduits à la propriété étatique (Dardot et Laval, 2014 ; Negri et Hardt, 2014). Il serait bon également de revenir sur l’un des points aveugles de ces travaux, à savoir la question des modalités non pas simplement de la répartition des biens mais également de la division du travail et de l’organisation de la production, notamment dans un univers économique de plus en plus mondialisé.

Cependant, pour que le communisme ait une signification répondant aux enjeux actuels, il ne peut plus être pensé dans les mêmes termes qu’autrefois. Avec le marxisme, qui en marqua durablement la signification, il avait pris une coloration essentiellement économique : très schématiquement, il se définissait comme appropriation collective des moyens de production, partage égal des richesses et du travail. Le communisme se comprenait alors avant tout comme l’issue du conflit qui oppose capital et travail. Le sujet de l’histoire se laissait ainsi ramener à la figure ouvrière. Or, la période actuelle se caractérise par une démultiplication et une fragmentation des fronts de luttes (féminismes, décolonialismes, etc.) et des sujets des luttes (femmes, LGBT, racisés, etc.) concomitantes de la mise à jour de sources multiples d’assujettissement liées, mais irréductibles à l’exploitation capitaliste : le patriarcat, le (néo)colonialisme, la question LGBT, ainsi que les inégalités environnementales et le désastre écologique. Le communisme peut-il, dans ces conditions, conserver le même sens ? Doit-il être encore adossé, en dernière analyse, à une critique de l’économie politique, ou bien doit-on relativiser la priorité de celle-ci ? La tentation principale serait de vouloir subsumer toutes les luttes sous le communisme comme Idéal global ou d’affirmer la nécessité d’une doctrine unifiée comme le fut autrefois le marxisme, mais ne serait-ce pas au prix d’un universalisme abstrait et d’une unité factice qui en minerait la cohérence et par là les promesses ? Bref, la question est de savoir qui peut être communiste aujourd’hui, s’il y un ou des communismes et, dans ce dernier cas, comment les articuler sans subordination fonctionnelle à une dernière instance de quelque ordre que ce soit.

Peut-être une piste pourrait-elle être de suivre l’idée d’une culture communiste partagée ? Ne faudrait-il pas, sur ce point, suivre les indications gramsciennes et travailler à penser les conditions de constitution d’éléments symboliques capables de mobiliser et d’unir le champ fragmenté des luttes ? Mais ceci pose immédiatement le problème du statut des productions culturelles en régime capitalo-démocratique : comment des productions culturelles réduites à de pures marchandises peuvent-elles encore seulement receler des potentiels d’émancipation individuelle et collective ? Comment le domaine de la production culturelle, qui se caractérise par une consensualisation profonde (Brossat, 2008), pourrait-il donner lieu à des créations non seulement susceptibles de subvertir l’ordre établi mais aussi se montrer à même de tisser quelque chose comme une forme de vie collective ? D’autre part, se pose également la question de l’héritage du patrimoine culturel de la société bourgeoise et du rapport politique aux avant-gardes (Palmier, 1975) qui ont voulu être, au XXe siècle et jusqu’à aujourd’hui, pour certaines, les annonciatrices du monde nouveau alors même qu’elles reposaient très souvent sur les franges marginales de la société bourgeoise, très éloignées du sujet traditionnel de la politique communiste, le prolétariat.

Il faut également aborder l’inévitable problème pratique de la stratégie et des modes d’organisation de la politique qui a, depuis toujours, animé la tradition communiste. Si le modèle léniniste du parti mobilisant de l’extérieur la classe ouvrière a pu être tenu poursupérieur au « spontanéisme » anarchiste, la dynamique bureaucratique des Partis-États a bien évidemment remis en cause cette idée. Par ailleurs, le phénomène plus général de longue désaffection de la politique partisane et parlementaire qui atteint les partis et la « politique » professionnelle en Occident, malgré des sursauts contemporains (Angleterre, États-Unis, etc.) rend problématique le recours exclusif à cette forme d’organisation. Les divers « mouvements des places », des Indignados de 2011 à Nuit Debout en 2016, ont privilégié la pure horizontalité et un consensualisme poussé, mais ont vite abouti à une incapacité d’agir. Se pose également la question de la violence. Si elle était expressément revendiquée comme moyen nécessaire par les révolutionnaires classiques, la pacification factice du monde contemporain frappe de scandale ne serait-ce que le fait d’énoncer la nécessité de la violence politique, alors même que cette dernière se manifeste au quotidien malgré tous les efforts réalisés en vue de la masquer. La dimension de rupture portée par le projet communiste le rend inséparable d’une certaine forme de violence, non qu’il s’agisse d’introduire du conflit là où régnerait un ordre démocratique apaisé, mais au contraire d’opposer à une violence structurelle et perpétuelle la lutte ponctuelle et consciente.

Ces nombreux problèmes appellent enfin une exploration de la notion de communisme à un niveau philosophique plus fondamental. Deux questions liées nous semblent importantes à cet égard, celle du mode de subjectivation charrié par l’agir communiste et celle de la nature de la communauté qu’il engage. La première est celle de la politique communiste. Traditionnellement, l’agir communiste a été associé à l’activité révolutionnaire destinée à précipiter la chute du capitalisme pour faire advenir une société d’associés libres et égaux. Doit-on considérer que le communisme est une antipolitique qui fantasmerait une impossible fin du politique dans une société sans divisions (Lefort) ? Mais ne doit-on pas en réalité retourner l’objection contre la démocratie libérale qu’affectionnent tant les critiques du totalitarisme ? N’a-t-elle pas fonctionné comme un dispositif de pacification des masses par la réduction du politique à une logique de la discussion et du consensus all inclusive, niant par là les asymétries sociales ? N’est-on pas alors fondé à considérer que c’est le communisme qui porte en lui, bien plus que la démocratie, une conflictualité radicale ? En ce sens, il ne relèverait en rien d’un état final, mais d’un mouvement infini de lutte « pour que la société [soit] réorganisée de fond en comble » (Engels). Se pose alors le problème de ce que doit réaliser le communisme s’il est compris comme un mouvement conflictuel sans fin. La seconde question est de portée anthropologique : il s’agit de savoir quel sujet individuel et collectif porte la politique communiste, qui participe au lien communautaire qu’elle tisse. Par exemple, à l’heure du Capitalocène (Jason, W. Moore, 2015), il semble difficile de limiter la communauté politique au seul être humain : l’exploitation combinée de l’homme et de son milieu et les catastrophes qu’elle génère ont eu pour effet de révéler que la nature et la Terre ne sont pas une extériorité inerte et manipulable à souhait, mais un ensemble de milieux vivants et singuliers avec lesquels nous sommes dans un rapport de co-constitution et dont le destin est donc intrinsèquement lié au nôtre. Plus généralement, c’est l’anthropologie libérale qui est à revoir, dans laquelle l’individu isolé et évanescent se rapporte à tout ce qui lui fait face sous la modalité d’une propriété potentielle (ainsi des différentes parties de son propre corps dans les évolutions les plus récentes).

Ces multiples questions – qui ne sauraient épuiser le sujet – obéissent à un souci commun : la réflexion que nous voulons engager sur le communisme ne peut se limiter, comme l’a trop souvent fait la pensée critique de ces dernières années, à une déploration des dérives du monde. Elle doit bien plutôt penser le communisme positivement, prioritairement sous l’angle de ce qu’il peut être.Seront privilégiées les propositions de communication qui aborderont les perspectives suivantes :

– Un axe historique, revenant par exemple sur les trajectoires et les errances des
communismes « réels » du XXème siècle.

– Un axe intersectionnel, s’interrogeant sur les relations du communisme au féminisme, à
l’écologie, à la postcolonialité, etc.

– Un axe économique et social, s’interrogeant sur la possibilité et la validité du communisme
comme mode de répartition des ressources, et sur sa mise en œuvre concrète.

– Un axe philosophique, où il pourra être question du concept de communisme, de sa
signification politique et anthropologique.

– Un axe culturel, mettant en jeu l’impact du communisme sur la production artistique ou
scientifique, sur les modes de vie, etc.

– Un axe stratégique, ouvrant la discussion sur les voies empruntées par les acteurs du
communisme et les organisations qui en portent le projet.


BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE

BADIOU, A., L’hypothèse communiste, Lignes, 2009.

BADIOU, A. & ZIZEK, S., L’idée de communisme, vol. 1 & 2, Lignes, 2010.

BALIBAR, E. « Remarques de circonstance sur le communisme », Actuel Marx, 2010/2 (n° 48), p. 33-45.
COLLECTIF POUR L’INTERVENTION, Communisme : un manifeste, Nous, 2012.

DARDOT, P. et LAVAL, C., Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle, La Découverte, 2014.
ENGELS, F. & MARX, K., Manifeste du parti communiste.

FRIOT, B., Émanciper le travail, La Dispute, 2015.

HARDT, M. & NEGRI, T., Commonwealth, Folio-Gallimard, 2014.

LAVIGNE M. (sous la direction de), Économie politique de la planification en système
socialiste
, Economica, 1978.

MARTELLI, R., Communistes, La Ville Brûle, 2009.

MARTELLI R., Pour en finir avec le totalitarisme, La Ville Brûle, 2012.

MOORE, Jason W., Capitalism in the Web of Life, Verso, 2015.

MOUFFE, C., « Communisme ou démocratie radicale ? », Actuel Marx, 2010/2 (n° 48), p. 83-88.
PALMIER, J.-M., Lénine, l’art et la révolution, Payot, 1975.

RANCIÈRE, J., « Communistes sans communisme ? », in BADIOU, A. & ZIZEK, S., L’idée de communisme, vol. 1, Lignes, 2010.

TRAVERSO, E. (dir.), « De l’anticommunisme, l’histoire du XXe siècle relue par Nolte, Furet et Courtois », L’homme et la société, L’Harmattan, 2001/2 n° 140-141, p. 169-174.

Les propositions d’interventions (3000 signes maximum) sont à envoyer avant le 12 février 2017 à l’adresse suivante : colloque_communisme@vindicte.com Les réponses seront notifiées au plus tard le 12 mars 2017.

COMITÉ D’ORGANISATION

Antoine CHOPOT (Doctorant, Université de Rennes 1) : antoine.chopot@yahoo.fr

Guillaume FONDU (Doctorant, Université de Rennes 1) : guillaume.fondu@yahoo.fr

Ali KEBIR (Doctorant, Université de Rennes 1) : ali.k@mailoo.org

Gabriel MAHÉO (Docteur, chercheur associé Université de Rennes 1) : gabmaheo@yahoo.fr

Luca PALTRINIERI (MCF, Université de Rennes 1) : l.platrinieri@gmail.com

Appel à communication: Colloque « Des idées et des partis », Paris, Sciences Po, 23-24 mai 2017

J’ai le plaisir de vous informer de l’organisation du colloque « Des idées et des partis. Pour une histoire sociale des idées politiques » que j’organise dans le cadre du groupe HiSoPo. L’événement aura lieu à Sciences Po Paris les 23-24 mai 2017.


Présentation

Ce colloque vise à réunir des spécialistes de différentes disciplines (politistes, sociologues, historiens, etc.) autour de l’analyse des idées au sein des partis politiques ou à leurs marges (clubs, revues, fondations, think tanks, etc.). Il s’agit bel et bien de contribuer à l’élaboration d’une véritable histoire sociale des idées politiques attentive aussi bien aux idées – à leur contenu comme à leur forme discursive – qu’aux contextes sociaux dans lesquels elles sont produites, circulent, sont appropriées. Trois axes problématiques seront privilégiés. En premier lieu, quels sont les usages des idées en milieu partisan ? Il s’agit ici de s’intéresser à la fois aux rôles attribués aux idées au sein des partis et à la valeur qu’on accorde en leur sein à la réflexion théorique et au débat intellectuel. En second lieu, quels sont les processus de fabrication et/ou d’appropriation des idées en milieu partisan ? Il s’agit cette fois de s’intéresser aux acteurs et aux lieux participant à ce processus ainsi qu’aux modalités très concrètes que ce-dernier peut prendre. Enfin, quelles sont les idées défendues et portées par/dans le parti ? Il s’agit ainsi de saisir non seulement les usages et les processus mais également le contenu des représentations.


Vous trouverez ci-joint l’appel à communications (aac-des-idees-et-des-partis). Par ailleurs, vous trouverez toutes les informations utiles en accédant au site dédié spécialement à ce colloque. Voici le lien : https://ideespartis2017.sciencesconf.org/ N’hésitez pas à soumettre vous-même une proposition de communication et à relayer l’information dans vos propres réseaux.

Dépôt Hal: « Les mutations de la gauche contemporaine à l’aune du concept de social-libéralisme », in Libertés et libéralismes, 2012.

J’ai le plaisir de vous informer que l’article sur le social-libéralisme que j’ai publié dans l’ouvrage collectif Libertés et libéralismes en 201 est désormais disponible gratuitement et en accès libre sur HAL-SHS à cette adresse: https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01339430


Thibaut Rioufreyt, « Les mutations de la gauche contemporaine à l’aune du concept de social-libéralisme » in  FOURNEL Jean-Louis, GUILHAUMOU Jacques & POTIER Jean-Pierre (dir.), Libertés et libéralismes. Formation et circulation des concepts, Lyon, ENS éditions, coll. « Gouvernement en question(s) », 2012, pp. 283-296.

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Résumé: Utilisé le plus souvent de manière péjorative, constituant alors la forme euphémisée et contemporaine du « social-traître », le vocable social-libéral, lorsqu’il est assumé et revendiqué, renvoie à l’idée d’une gauche moderne que l’on oppose à une gauche archaïque incapable de s’adapter au monde contemporain. Il reste ainsi largement cantonné au registre polémique dans le discours journalistique ou politique. Au-delà de ces usages connotés, nous proposons d’en faire un véritable concept scientifique, à la croisée de l’histoire des idées et de la sociologie politique. Pour ce faire, nous avons choisi de nous attarder sur le concept de liberté tel qu’il est défini dans les textes sociaux-libéraux, autour de la question des droits individuels, puis son extension, à travers la question des relations entre État, marché et société civile.


Vous pouvez également trouver le texte intégral en accès libre et gratuit sur le site Open Editions Books en cliquant sur le lien suivant ainsi que la table des matières et les contributions des autres auteurs ici.

Séance 7 Séminaire HiSoPo : « L’histoire sociale de la philosophie en question : autour de L’Ontologie politique de Martin Heidegger par Pierre Bourdieu » (25 mai 2016)

La septième séance du séminaire HiSoPo intitulée « L’histoire sociale de la philosophie en question : autour de L’Ontologie politique de Martin Heidegger » aura lieu le 25 mai 2016. Cette séance sera l’occasion d’écouter deux communications:

  • Mathieu Hauchecorne (MCF en science politique, CRESSPA-Labtop, Université Paris 8) : « Que faire de la notion de réfraction en sociologie des idées ? »

  • José Luis Moreno Pestaña (MCF en philosophie à l’Université de Cadix, HDR en sociologie à l’EHESS, chercheur au CESSP-CSE) : « Lire le Heidegger avec le Manet : la sociologie de Bourdieu et la grandeur philosophique »

Ces deux communications seront suivies d’une table ronde avec les intervenants : Christopher Hamel, Thibaut Rioufreyt et Arnault Skornicki.

La séance aura lieu le mercredi 25 mai 2016 de 9h30 à 13h, au 9 rue de la Chaise 75007 Paris, Salle 900.