Archives par mot-clé : Socialisme

Communication: « La réception de la « Troisième voie » dans la gauche socialiste française », ISP, 3 novembre 2017

J’ai le plaisir d’intervenir au séminaire de l’ISP (Institut des sciences sociales du politique) « Construction de l’État et genèses du politique » vendredi 3 novembre 2017:

Grandeur et décadence d’une entreprise de traduction politique. L’« échec relatif » de la réception de la « Troisième voie » britannique dans la gauche socialiste française

Résumé : Cette communication propose de revenir sur une enquête réalisée sur la réception des idées et des discours du New Labour britannique dans la gauche socialiste française entre 1994 et 2017. Il s’agira plus spécifiquement de revenir sur les différents facteurs expliquant l’échec relatif de l’importation du « blairisme » dans ce milieu partisan, à la fois liés aux modes d’intervention des néo-travaillistes dans l’espace politico-médiatique français et propres au champ politique français en général et au Parti socialiste en particulier. L’étude de ce cas empirique sera par ailleurs l’occasion de réfléchir sur ce qu’on entend par « échec » dans l’étude de la circulation transnationale des idées et sur la manière dont les sciences sociales du politique peuvent saisir ce type d’objets.

Discutants : Fabien Carrié et Cédric Plont.

La séance aura lieu le vendredi 3 novembre 2017 de 14h à 16h, à l’ISP, Université Paris-Nanterre, salle des séminaires au rez-de-chaussée du bâtiment Max Weber.

 

 

JE « 1917, les révolutions russes : regards des socialistes », Paris, 12 octobre 2017

Pour information, une journée d’étude est organisée sur le regard des socialistes français et européens sur les révolutions russes de 1917:

1917, les révolutions russes : regards des socialistes français et européens 

Jeudi 12 octobre, de 9 h 30 à 18 h, au 12 cité Malesherbes

Présentation : Le 31 juillet 1914 Jaurès est assassiné, la guerre qui commence sépare les socialistes européens. Tous en grande majorité entendent défendre leur patrie et son indépendance, seule une minorité de socialistes, les Serbes et les Russes, prêchent le défaitisme révolutionnaire. Subissant défaites sur défaites, la Russie tsariste est à la fin du mois de février 1917 vigoureusement secouée par des manifestations qui virent rapidement à l’insurrection, puis à la Révolution. En France, l’abdication du tsar est saluée par les organisations ouvrières et socialistes avec enthousiasme. La révolution de février ouvre un nouveau champ des possibles, notamment celui en direction de la paix, mais remet également à l’ordre du jour la question sociale, l’émancipation, et interroge les schémas révolutionnaires. La Russie paysanne, peu développée, sans tradition démocratique, sortant de trois siècles d’autocratie tsariste peut-elle brûler les étapes et déboucher sur une révolution socialiste ? A cette question les plus radicaux des sociaux-démocrates russes, la fraction bolchevique réunie autour de Lénine, répondent positivement en octobre en s’emparant du pouvoir par un coup de force. Le bolchevisme se présente alors comme la seule voie possible vers la conquête du pouvoir et le socialisme. Il devient aussitôt le socle sur lequel le mouvement socialiste international se divise durablement pour aboutir aux scissions de l’année 1920.


Cette journée d’études est co-organisée par la Fondation Jean-Jaurès, l’OURS, le Musée de l’histoire vivante, la Société d’études jaurésiennes, Fondation Gabriel Péri, Eurosoc (IRHIS-GRHIS Rouen), Paprik@2F.  Elle s’inscrit dans le cadre de l’exposition présentée jusqu’au 31 décembre 2017 à Montreuil au Musée de l’histoire vivante, « Les révolutions russes vues de France ».

Trois tables-rondes proposent de revenir sur les temps forts de cette séquence historique et d’interroger les regards que portent les partis socialistes et des socialistes, français et européens, sur les révolutions russes. Avec la participation de : Andréa Benedetti, Alain Bergounioux, Adeline Blaszkiewicz-Maison, Bastien Cabot, Gilles Candar, Julien Chuzeville, Sophie Coeuré, Jean-Numa Ducange, Romain Ducoulombier, Lucie Guesnier, Emmanuel Jousse, Eric Lafon, Denis Lefebvre, Elisa Marcobelli, Frédéric Monier, Alexandre Riou, Jean Vigreux.


Vous pourrez trouver le programme complet sur le site de l’OURS (office universitaire de recherche socialiste): http://www.lours.org/journee-detudes-1917-les-revolutions-russes-regards-des-socialistes-francais-et-europeens-jeudi-12-octobre-2017/

L’

Interview La Croix, 30 mars 2017

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution d’un interview accordé au journal La Croix intitulé « Il convient de rester prudent avant de parler de la fin du PS ». Cet interview mené par Laurent De Boissieu a été publié sous forme papier dans La Croix du 30 mars 2017 n° 40 761, rubrique « Forum et débats », p. 4.


« L’ancien premier ministre socialiste Manuel Valls, battu par Benoît Hamon à la primaire, a annoncé mercredi qu’il voterait pour le candidat d’En marche ! le 23 avril prochain. Face aux risques d’explosion du parti socialiste, le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis a aussitôt condamné la décision de Manuel Valls, sans évoquer d’éventuelles sanctions, et appelé « tous les socialistes au calme »… »


L’interview est également disponible gratuitement et en intégralité sur le site Internet du journal ici: http://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Thibaut-Rioufreyt-Il-convient-rester-prudent-avant-parler-PS-2017-03-29-1200835741.

Intervention radio Asso 100.7, 27 mars 2017

Vous trouverez ici l’interview que j’ai accordé à Radio Asso 100.7 le 27 mars 2017. Réalisé dans le cadre de l’émission « Libres Expressions », il est intitulé « Les socialistes français face à la troisième voie britannique ou comment comprendre les tensions au sein du Parti socialiste ».

Vous pouvez (ré)écouter l’interview en podcast sur la site Internet de la radio: http://www.radioassociation.net/emissions-details.html?emission=7

Intervention radio « Rendez-vous avec… », Loire FM 100.9, 26 janvier 2017

À l’occasion de la sortie de mon ouvrage Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique. Vers un social-libéralisme à la  française (1997-2015) aux Presses universitaires de Grenoble, je suis intervenu le 12 décembre à l’émission « Rendez-vous avec… » de Gilles Charles sur Loire FM 100.9. Vous pouvez l’écouter en podcast sur la page You Tube de l’émission ici: https://www.youtube.com/watch?v=rcmHsdYpS50&feature=player_embedded N’hésitez pas à faire circuler l’information à celles et ceux que cela pourrait intéresser.

T. Rioufreyt

Présentation

« Rendez-vous avec » Thibaut Rioufreyt Docteur en science politique et chercheur associé au laboratoire Triangle (Lyon). Ses travaux portent principalement sur les partis politiques de gauche français (Parti socialiste, Parti communiste français) et européens (Parti travailliste britannique), la socio-histoire des intellectuels et de l’expertise et l’histoire sociale des idées politiques. Il s’intéresse tout particulièrement à la circulation des idées néo-libérales dans les partis de gauche et à l’adoption progressive du social-libéralisme par les principaux partis socialistes européens. Ses recherches portent également sur les processus de dévaluation de la place des idées et des intellectuels dans les partis politiques.

Avis de parution: « Non dits et écrits. Les ambiguïtés du « socialisme moderne » jospinien face à la « Troisième voie » britannique (1997-2002) », Histoire@politique, n° 30, sept-dec 2016

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution de mon dernier article intitulé « Non dits et écrits. Les ambiguïtés du « socialisme moderne » jospinien face à la « Troisième voie » britannique (1997-2002) » paru dans le n° 30 de la revue Histoire@politique. Politique, culture, société, septembre-décembre 2016.



Résumé

Dès l’émergence de la « troisième voie » au Royaume-Uni, avec l’accession de Tony Blair à la direction du Parti travailliste en 1994, les socialistes français vont se positionner de manière très ambivalente à l’égard de ce référent étranger. Sur la base d’une analyse de discours appliquée aux textes partisans, cet article vise à montrer que ces ambivalences ne sont pas spécifiques au rapport qu’ils entretiennent au néo-travaillisme, mais sont le révélateur des ambiguïtés au cœur de la doctrine socialiste. Et si les textes socialistes semblent hétérogènes, vides ou schizophrènes, ce n’est pas là le signe d’une incapacité théorique des socialistes, mais plutôt l’effet des contraintes structurales du champ politique qui pèsent sur eux.


L’article est disponible gratuitement et en intégralité sur le site Internet de la revue électronique: http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=30&rub=autres-articles&item=105

 

Avis de parution: Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique. Vers un social-libéralisme à la française (1997-2015), Grenoble, PUG, 2016

J’ai l’honneur et le plaisir de vous informer de la parution de l’ouvrage tiré (d’une partie) de ma thèse, intitulé Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique. Vers un social-libéralisme à la française (1997-2015) aux Presses universitaires de Grenoble dans la collection « Libre cours politique ». Le livre est disponible en librairie à partir du 5 décembre 2016. Vous trouverez ici le dossier comprenant présentation du livre, le communiqué de presse et la table des matières: dossier_de_presse_-socialistes_francais_2

Vous pouvez également feuiller les extraits et le commander directement depuis le site de l’éditeur : http://www.pug.fr/produit/1309/9782706126185/Les. N’hésitez pas à diffuser l’information dans vos réseaux et à tous ceux que cela pourrait intéresser.


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Résumé

Thibaut Rioufreyt retrace la relation ambiguë des socialistes français à la « Troisième voie » britannique dont Tony Blair fut le promoteur dans les années 1990-2000. S’appuyant notamment sur des entretiens avec des responsables politiques et des intellectuels, il étudie les évolutions contemporaines du socialisme français à travers ses interactions avec un homologue étranger. Il combine analyse interne des idées, textes et discours, à l’analyse externe du contexte social et politique dans lesquels ces discours sont produits, circulent, et sont reçus. L’ouvrage s’inscrit pleinement dans l’actualité : un certain nombre des enquêtés appartiennent ou ont appartenu aux gouvernements socialistes sous la présidence Hollande. Dans une période où le débat politico-médiatique en est encore à savoir si François Hollande est social-démocrate ou non, la lecture de livre permet de mieux comprendre le virage social-libéral engagé par le Parti socialiste. Il s’agit à n’en pas douter d’un ouvrage salutaire pour quiconque cherche non seulement à comprendre l’histoire contemporaine du socialisme français et européen mais aussi et surtout où il va. Une lecture indispensable avant la prochaine campagne présidentielle !

Journées d’étude « Socialisme, socialistes et l’État », Paris, Sciences Po/CHSP, 7-9 décembre 2016

J’ai le plaisir de participer en qualité de discutant aux journées d’étude « Socialisme, socialistes et État en Europe de l’Ouest XXe-XXIe siècles » co-organisées par Marc Lazar et Mathieu Fulla avec le soutien du Centre d’histoire de Sciences Po (CHSP), de la Fondation Jean-Jaurès (FJJ) et de la Foundation for European Progressive Studies (FEPS). Cet événement international aura lieu au Centre d’histoire de Sciences Po, 56 rue Jacob 75006 Paris dans la salle de conférences au rez-de-chaussée. L’inscription est obligatoire: chsp.inscriptions@gmail.com


PROGRAMME

Vous trouverez ci-dessous le programme détaillé, également téléchargeable au format PDF ici:


Introduction des journées d’études (9h-9h30)

  • Henri Nallet, message d’ouverture, Fondation Jean-Jaurès
  • Marc Lazar, (CHSP-Sciences Po) : Les enjeux de ces journées

Session 1 : Penser l’État (1ère demi-journée) (9h-13h)

Axes de recherche suggérés :

    • Quels sont les principaux théoriciens et les principales sources théoriques inspirant les socialistes dans leurs approches de l’État au XXe siècle ?
    • Quelles sont les principales inflexions dans la manière dont les socialistes pensent les différentes fonctions de l’État (sécurité intérieure et extérieure, économie, social, éducation, culture, etc.) au cours du siècle ?
    • Peut-on mettre en évidence des circulations transnationales dans les manières de penser l’État ?
    • Quel est l’impact politique de ces approches théoriques de l’État sur les doctrines, les programmes et le discours public des responsables socialistes ?

Organisation de la session :

Présidence : Alain Bergounioux (FJJ/Sciences Po)

Discutant : Emmanuel Jousse (CHSP-Sciences Po)

    • Stefan Berger (Ruhr-University, Bochum, directeur de l’Institut des mouvements sociaux – ISB): « La social-démocratie allemande du premier XXe siècle »
    • Mathieu Fulla (CHSP, Sciences Po): « Les ambiguïtés françaises : le cas de l’économie »
    • Discussion

Pause-café

Discutant : Anne-Laure Ollivier (Professeur en classes préparatoires en grandes Écoles)

    • Mark Wickham-Jones (Université d’Édimbourg): « Singularité britannique ? »
    • Lars Trägårdh (Ersta Sköndal University College): « Construire une alternative au communisme, au fascisme et au capitalisme libéral : les théoriciens du « modèle suédois » »
    • Discussion

Déjeuner (13h-14h)


Session 2 : Les socialistes et les personnels de l’État (2e demi-journée) (14h-17h30)

Axes de recherche suggérés :

    • Dans quelle mesure et selon quelles modalités les partis socialistes et sociaux-démocrates prennent-ils appui sur les personnels de l’État pour tenter de conquérir le pouvoir ?
    • Réciproquement, quelle est l’influence des personnels de l’État et des travailleurs du secteur public (ou parapublic) dans l’élaboration de la stratégie des organisations socialistes (partis, mais aussi syndicats et associations) et/ou dans l’action militante ?

Organisation de la session :

Présidence : Alain Chatriot (CHSP-Sciences Po)

Discutant : Noëlline Castagnez (Université d’Orléans)

    • Laure Machu (Université Paris Ouest-La Défense): « SFIO et personnels de l’État au temps du Front populaire »
    • Juan Francisco Fuentes (Université Complutense, Madrid): « PSOE et personnels de l’État dans les années 1920-1930 »
    • Discussion

Pause-café

Discutant : Ismaël Ferhat (Université de Picardie Jules Verne)

    • Kevin Theakston (Université de Leeds), « Les relations entre les « civil servants » et les gouvernements Attlee et Wilson ? »
    • Kjell Östberg (Université de Stockholm): « De l’apogée de l’État européen des années 1960 à la « crise » des années 1970 : évolution(s) ou involution(s) de la relation entre partis socialistes scandinaves et personnels de l’État »
    • Discussion

Dîner


Session 3 : Au pouvoir : que faire du « Léviathan » ? À propos de quelques expériences gouvernementales (3e demi-journée) (9h-13h)

Axes de recherche suggérés :

    • L’État est-il perçu par les socialistes comme un levier ou comme un obstacle pour exercer le pouvoir ?
    • Les socialistes et la réforme de l’État : vœu pieux ou réalité concrète ?
    • L’analyse d’un exemple précis de politique publique dans chacune des contributions de la session serait fort appréciable.

Organisation de la session :

Présidence : Gerd-Rainer Horn (CHSP-Sciences Po)

Discutant: Michele Di Donato (Institut Gramsci-Rome)

    • Peter Dorey (Université de Cardiff), « Le Parti travailliste britannique, les syndicats, le socialisme et l’État dans les années 1960-1970 »
    • Sebastian Voigt (Institut für Zeitgeschichte, Munich-Berlin): « Le SPD et l’État durant les années 1960-1970 »
    • Discussion

Pause-café

Discutant : Massimo Asta (Université Paris 1)

    • Kjell Östberg (Université de Stockholm) et Jenny Andersson, (CEE-CNRS, Sciences Po): « Les expériences Palme (1968-1976 ; 1982-1986) »
    • Maria Mesner (Université de Vienne): « L’expérience Kreisky (1970-1983) »
    • Discussion

Déjeuner


Session 4 : À l’heure du « tournant néo-libéral » : promouvoir (ou pas) une conception autre de la puissance publique ? (4e demi-journée) (14h-17h30)

Axes de recherche suggérés :

    • L’avènement des gouvernements Reagan et Thatcher a-t-il poussé les socialistes à repenser l’État ?
    • La question de l’État constitue-t-elle une source de tensions voire de rupture politique au sein des mouvances socialistes et social-démocrates ?
    • Peut-on parler d’une convergence des regards sur l’État entre les gauches socialistes et les droites de gouvernement depuis les années 1980 ?

Organisation de la session :

Président de séance : François Denord (CESSP-EHESS)

Discutante : Silke Mende (Université de Tübingen)

    • Gerassimos Moschonas (Université de Panteion-Athènes), et Raquel Varela (Institut d’histoire contemporaine de la Nouvelle Université de Lisbonne): « À l’heure de la transition démocratique : les socialistes méridionaux et l’État (Grèce, Portugal) »
    • Marc Lazar (CHSP-Sciences Po): « Socialistes et communistes italiens : que faire d’un État « faible » ? »
    • Discussion

Pause-café

Discutant : Thibaut Rioufreyt (Laboratoire Triangle-ENS Lyon)

    • Matthieu Tracol (Université Paris 1): « La gauche, l’État et la régulation des relations professionnelles en France (années 1970 – milieu des années 1980) »
    • Emmanuelle Avril (Université de la Sorbonne Nouvelle – Paris 3): « What’s Left of Blairism? The Labour Party’s changing conception of the State since the 1980s »


Session 5 : Au XXIe siècle : Les socialistes face au défi de l’État recomposé (5e demi-journée) (9h-13h00)

Organisation de la session :

Présidence : Gérard Grunberg (CEE-Sciences Po)

Discutant : Philippe Bezès (CSO-CNRS, Sciences Po)

    • Yohann Aucante (EHESS): « La social-démocratie au pays de l’or noir: la gauche, l’État et le pétrole en Norvège »
    • Luc Rouban (CEVIPOF-CNRS, Sciences Po): « Socialistes ouest-européens et personnels de l’État : le divorce »
    • Discussion

Pause-café

    • Intervention d’Ana Skrzypek (FEPS)
    • Daniel Cohen (ENS Ulm, Fondation Jean-Jaurès): « Quel rôle pour l’État dans la politique économique socialiste ? »
    • Discussion

Conclusion générale

  • Marc Lazar (CHSP-Sciences Po)
  • Gilles Finchelstein (FJJ)
  • Ernst Stetter (FEPS)

Avis de parution: « Le malentendu impossible ou l’histoire d’un échec… », Savoirs en prisme, n° 5, novembre 2016

J’ai le plaisir d’annoncer la parution du n° 5 de la revue Savoirs en prisme sur « Les espaces du malentendu » auquel j’ai contribué. L’article que j’y présente, intitulé « Le malentendu impossible ou l’histoire d’un échec. La réception de la « troisième voie » britannique dans la gauche socialiste française« , interroge le rôle du malentendu dans la circulation transnationale des idées politiques.

Coordonné par Florence Dumora et Mireille Ruppli, ce numéro interdisciplinaire est par ailleurs susceptible d’intéresser tous ceux s’intéressant aux transferts culturels, à la traduction ou encore à la réception des œuvres. L’intégralité de son contenu est disponible en ligne à l’adresse URL suivante : https://savoirsenprisme.com/numeros/05-2016-les-espaces-du-malentendu/.


SOMMAIRE

Florence Dumora & Mireille Ruppli

Introduction – Les espaces du malentendu

Langue(s) : au-delà de l’écart, la communication

Jonathan Teschner

Le malentendu dans l’Essai sur l’origine des langues de Rousseau

Laurence Chamlou
La dynamique des malentendus. Une étude comparée de la poésie persane traduite en anglais

Catherine Gravet
Former les interprètes de conférences ou comment éviter le casus belli

Clef de la littérature, la dialectique de la production et de la réception

Virginie Giuliana
Platero y yo, un livre pour adultes ? Une approche d’un malentendu de réception

Léonie Ollagnier
Grivoiserie, lapsus et jeux de mots dans l’œuvre de jeunesse de Théodore de Bèze

Cécile Mauré
Écho ou les dangers de la voix dans la littérature élisabéthaine

De quelques malentendus idéologiques et de leurs résonances politiques et sociales

Thibaut Rioufreyt
Le malentendu impossible ou l’histoire d’un échec. La réception de la « troisième voie » britannique dans la gauche socialiste française

Nagdi Laude
La fabrique du malentendu dans les procès du Goulag : lecture de Le Météorologue d’Olivier Rolin

Cristina Del Biaggio
À force de mal dire, le public va forcément mal entendre ! Sur l’utilisation rhétorique des termes “afflux” et “invasion” d’exilés pour justifier la gestion en urgence de leur hébergement en Suisse

Hassiba Chaibi
La médiatisation du malentendu sur la polygamie en Algérie

Le malentendu fondateur

Brigitte Donnet-Guez
Le malentendu. Nouvelle approche psychanalytique du mythe de Caïn et Abel

Laurent Muller
Les heuristiques paradoxales du malentendu

Emmanuel Martin
Le malentendu, une indécidabilité nécessaire

Biographies des auteurs

Varia

Céline Rolland Nabuco
Esthétique du double et regard prédateur dans La Caza de Carlos Saura (1966) et The Deer Hunter de Michael Cimino (1978)

Françoise Heitz
Fenêtre sur le festival de Biarritz

Comptes rendus

Catherine Chauche
John Wylie, Paysage, manières de voir

Françoise Heitz
Loreak (2014) : Un espace inédit de « malentendu » au cinéma

Machteld Meulleman 
De l’idéologie monolingue à la doxa plurilingue : regards pluridisciplinaires, dirigé par Hervé Adami et Virginie André

Frédéric Gugelot
La politisation du religieux en modernité, dirigé par Nathalie Caron et Guillaume Marche

Rodrigo Nabuco
À ciel ouvert. Cultures politiques sur les murs de Montevideo, de Ariela Epstein

Séance 5 Séminaire HiSoPo: « Histoires collectives des socialismes : longue durée et grande échelle », Paris, 8 avril 2016

J’ai eu le plaisir et l’honneur d’introduire et de présenter la séance 5 du séminaire HiSoPo intitulée « Histoires collectives des socialismes : longue durée et grande échelle » qui a eu lieu le 8 avril 2016. Cette séance a été l’occasion d’écouter deux communications:

  • Vincent Bourdeau (MCF en philosophie Université de Franche-Comté/Logiques de l’agir) et François Jarrige (MCF en histoire, Université de Bourgogne/Centre Georges Chevrier), pour l’ouvrage Quand les socialistes inventaient l’avenir. Presse, théories et expériences, 1825-1860 (dir. Thomas Bouchet, Vincent Bourdeau, Edward Castleton, Ludovic Frobert, François Jarrige), Paris, La Découverte, 2015
  • Jean-Numa Ducange (MCF en histoire, Université de Rouen, GRHis), pour présenter le projet EUROSOC

Les deux interventions ont été discutées par Samuel Hayat (Chargé de recherche CNRS, CERAPS, Lille).

Dans ce cadre, vous pouvez lire le texte d’introduction/présentation de la séance que j’ai rédigé ainsi que l’enregistrement audio de l’ensemble de la séance sur le site HiSoPo.