Publications

Cette rubrique est consacrée à la présentation de mes publications scientifiques : ouvrages, articles, chapitres d’ouvrages collectifs, rapports de recherche, etc. Chacune d’elles fait ici l’objet d’une présentation synthétique sous la forme d’un court résumé, auquel s’adjoint la page de couverture et, pour les ouvrages, la table des matières. Le référencement et l’accès en ligne à ces publications visent trois objectifs. Le premier est de centraliser des productions le plus souvent éclatées entre différents sites d’institutions de recherche, d’éditeurs ou de médias. Face à la fragmentation de nos identités virtuelles sur le net, un site personnel peut ainsi être le moyen de réinjecter un peu de cohérence dans l’œuvre d’un auteur. Le second est de valoriser des productions qui ne sont pas accessibles ailleurs : communications non publiées, ouvrages plus réédités suite à la disparition de la maison d’édition, articles inaccessibles suite à la fin de la revue, etc. Le troisième objectif, enfin, est de mettre à disposition mes publications de manière libre et gratuite pour toux ceux que cela pourrait intéresser. Il s’agit de favoriser le partage des résultats de la recherche, objectif d’autant plus important qu’ils ont pu voir le jour grâce à des financements publics, et de contribuer à faire des publications de la recherche un commun.


OUVRAGES


Les socialistes face à la « Troisième voie » britannique (1997-2015). Un cas de circulation transnationale des idées politiques, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble (PUG), coll. « Libre cours politique », 2016.

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Cet ouvrage, issu d’un important travail empirique mené pendant six ans, retrace la relation ambiguë et complexe des socialistes français à la « Troisième voie » britannique dont Tony Blair fut le promoteur dans les années 1990-2000. Dans une première partie très documentée, est abordée l’histoire des interactions compliquées entre les dirigeants de ces deux partis. Dans une seconde partie, l’enquête révèle que, derrière le refus officiel du social-libéralisme version britannique, les positions des responsables politiques et des intellectuels socialistes sont en réalité beaucoup plus ambivalentes qu’il n’y paraît. Et ces ambivalences sont d’abord le produit de leurs propres ambiguïtés doctrinales et du décalage entre discours et pratique gouvernementale qui les caractérisent. Toutefois, l’une des forces de cet ouvrage est de refuser les explications simplistes mettant en avant tantôt l’incapacité des socialistes à faire leur aggiornamento, tantôt leur conversion honteuse à la « pensée unique », en montrant que ces ambivalences sont d’abord le produit des logiques propres au champ politique. Dans une période où le débat politico-médiatique en est encore à savoir si François Hollande est social-démocrate ou pas, il s’agit à n’en pas douter d’un ouvrage salutaire pour quiconque cherche non seulement à comprendre l’histoire contemporaine du socialisme français et européen mais aussi et surtout où il va.

Ouvrage disponible en librairie ou directement sur le site Internet de l’éditeur ici : http://www.pug.fr/produit/1309/9782706126185/Les%20socialistes%20francais%20face%20a%20la%20troisieme%20voie%20britannique


ARTICLES DANS DES REVUES SCIENTIFIQUES À COMITÉ DE LECTURE


« Les passeurs de la « troisième voie ». Intermédiaires et médiateurs dans la circulation transnationale des idées », Critique internationale, n° 59, avril-juin 2013, pp. 33-46.

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L’enquête que nous avons réalisée sur la circulation des idées du New Labour au sein de la gauche socialiste française a permis de dégager deux résultats significatifs. D’une part, on constate l’existence de passeurs, acteurs secondaires et moins visibles qui jouent pourtant un rôle essentiel. D’autre part, l’enquête a montré combien les échanges directs entre Parti socialiste et New Labour durant cette séquence ont été très limités. Par rapport à la distribution suggérée dans les travaux existants, les « seconds rôles » s’avèrent donc plus importants que prévus et les « décors » ne sont pas ceux qui semblaient tout désignés. Sur la base de ces données empiriques, cet article se propose de repenser de manière complémentaire les concepts d’intermédiarité et de médiation afin d’appréhender tant le rôle actif de ces passeurs cosmopolites que les transformations que subissent les idées politiques lorsqu’elles circulent à l’étranger.

Article disponible gratuitement et en ligne sur HAL-SHS à cette adresse: https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01339455 ou encore depuis un compte mis à disposition par votre institution (Université, grande école, bibliothèque, laboratoire) sur CAIRN ici.


« Le social-libéralisme, du label politique au concept scientifique », Raisons Politiques. Revue de théorie politique, n° 61, vol. 1, février 2016, pp. 115-127.

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Équivalent de social-traître pour les uns, de social-démocrate moderne pour les autres, le vocable social-libéral connaît un succès massif dans le débat politico-médiatique depuis le milieu des années 1990. Rompant avec les usages ordinaires du terme, cet article se propose d’esquisser les contours d’un véritable concept de social-libéralisme. À partir de l’analyse de contenu de 2000 textes d’intellectuels et de responsables politiques du Parti socialiste, il s’agit d’entrer dans le vif de la chair discursive et de répondre de manière documentée à une question centrale pour le devenir de la gauche européenne : comment les élites social-démocrates ont intégré dans leur manière de penser et de gouverner des éléments issus du néo-libéralisme et comment tentent-ils de le légitimer théoriquement ?

Article en pay per view ou gratuitement depuis un compte mis à disposition par votre institution (Université, grande école, bibliothèque, laboratoire) sur CAIRN ici.


« Non dits et écrits. Les ambiguïtés du « socialisme moderne » jospinien face à la « Troisième voie » britannique (1997-2002) », Histoire@Politique. Politique, culture, société, n° 30, septembre-décembre 2016 [revue en ligne].

Dès l’émergence de la « troisième voie » au Royaume-Uni, avec l’accession de Tony Blair à la direction du Parti travailliste en 1994, les socialistes français vont se positionner de manière très ambivalente à l’égard de ce référent étranger. Sur la base d’une analyse de discours appliquée aux textes partisans, cet article vise à montrer que ces ambivalences ne sont pas spécifiques au rapport qu’ils entretiennent au néo-travaillisme, mais sont le révélateur des ambiguïtés au cœur de la doctrine socialiste. Et si les textes socialistes semblent hétérogènes, vides ou schizophrènes, ce n’est pas là le signe d’une incapacité théorique des socialistes, mais plutôt l’effet des contraintes structurales du champ politique qui pèsent sur eux.

L’article est disponible gratuitement et en intégralité sur le site Internet de la revue électronique: http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=30&rub=autres-articles&item=105


« Le malentendu impossible ou l’histoire d’un échec. La réception de la « troisième voie » britannique dans la gauche socialiste française », Savoirs en prisme, n° 5, « Les espaces du malentendu » coordonné par Florence Dumora et Mireille Ruppli, novembre 2016 [revue en ligne].

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À partir de résultats empiriques tirés d’une enquête sur la circulation des idées entre le Parti travailliste britannique et le Parti socialiste français de 1994 à 2015, cet article se propose de montrer que le malentendu n’est pas nécessairement ce qui nuit à la circulation transnationale des idées politiques mais au contraire ce qui la rend possible. À l’appui de cette thèse, l’article montre dans un première partie que le conflit idéologique qui a vu le jour entre New Labour et Parti socialiste n’est pas le fruit d’un malentendu mais au contraire du fait que celui-ci n’a pu être maintenu. Loin d’être propre à cette période, l’entretien du malentendu et l’ambivalence doctrinale sont une constante de l’histoire du socialisme français. Nous verrons ainsi dans une seconde partie que la volonté des travaillistes d’assumer la rupture doctrinale qu’ils ont opéré, en empêchant le malentendu, a nui par la même à la diffusion de leurs idées chez leurs homologues socialistes. Enfin, nous verrons que, loin d’être propre à la culture politique socialiste, l’entretien du malentendu constitue plus largement l’une des modalités ordinaires du discours politique.

Article accessible en ligne de manière intégrale et gratuite sur le site de la revue: https://savoirsenprisme.com/numeros/05-2016-les-espaces-du-malentendu/le-malentendu-impossible-ou-lhistoire-dun-echec/


ARTICLES DANS D’AUTRES REVUES


« Une histoire des relations entre le New Labour et les socialistes français. 1 – De la différence à la concurrence politique (1997-2002) », Recherche socialiste. Hors série de la Revue de l’Office universitaire de recherche socialiste (OURS), n° 66-67, janvier-juin 2014, pp. 131-148.

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« Une histoire des relations entre le New Labour et les socialistes français. 2 – Du rejet doctrinal aux emprunts tactiques (2002-2008) », Recherche socialiste. Hors série de la Revue de l’Office universitaire de recherche socialiste (OURS), n° 68-69, juillet-décembre 2014, pp. 163-184.

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La victoire de Tony Blair à la tête du Parti travailliste en 1994 puis aux élections législatives de 1997 marquèrent le début d’une refondation organisationnelle et doctrinale profonde du travaillisme britannique. Au-delà des frontières britanniques, la « Troisième voie » suscita dans la gauche socialiste française un traitement fait à la fois de fascination et de rejet. C’est l’histoire du rapport, complexe et ambivalent qu’entretiennent les responsables politiques et les intellectuels socialistes au néo-travaillisme, que l’enquête que j’ai menée dans le cadre de ma thèse se propose de retracer et de comprendre. Dans cet article, je reviens sur l’histoire des relations entre néo-travaillistes et socialistes vu du point de vue des socialistes français. L’objet ici est donc d’étudier ce que les socialistes font du néo-travaillisme, comment ils le reçoivent, se l’approprient, ce qu’ils en disent et lui font dire. En ce sens, il s’agit d’une étude de réception. L’analyse des relations entre ces deux milieux partisans a permis en l’occurrence de dégager deux grandes séquences que j’ai abordé respectivement dans la première puis la seconde partie de l’article : une première séquence, entre 1997 et 2002, marquée par une forte concurrence politique au sein du mouvement socialiste international, et une seconde, entre 2003 et 2008, au cours de laquelle les échanges se raréfient et se pacifient au profit de références euphémisées et d’emprunts plus ciblés.

Le sommaire du n° 68-69 est disponible en cliquant sur ce lien.


« L’échec du quinquennat Hollande ou les impasses de la « Troisième voie » à la française », Mouvements, 28 mars 2017 [en ligne].

Pourquoi le social-libéralisme est une stratégie politique perdante en France alors qu’elle a permis au Parti travailliste de diriger le Royaume-Uni plus de dix ans ? Pourquoi François Hollande échoue là où Tony Blair remporte trois fois de suite les élections ? La comparaison de la situation française et britannique permet ainsi de saisir les facteurs sociaux et politiques structurels qui expliquent que François Hollande n’ait pu assumer son virage social-libéral et qui ont abouti à l’échec de son quinquennat. Ou quand la « Troisième voie » à la française mène à une impasse.

L’article est disponible en intégralité sur le site Internet de la revue Mouvements : http://mouvements.info/lechec-du-quinquennat-hollande-ou-les-impasses-de-la-troisieme-voie-a-la-francaise/


CHAPITRES D’OUVRAGES COLLECTIFS


« Les mutations de la gauche contemporaine à l’aune du concept de social-libéralisme » in  FOURNEL Jean-Louis, GUILHAUMOU Jacques & POTIER Jean-Pierre (dir.), Libertés et libéralismes. Formation et circulation des concepts, Lyon, ENS éditions, coll. « Gouvernement en question(s) », 2012, pp. 283-296.

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Utilisé le plus souvent de manière péjorative, constituant alors la forme euphémisée et contemporaine du « social-traître », le vocable social-libéral, lorsqu’il est assumé et revendiqué, renvoie à l’idée d’une gauche moderne que l’on oppose à une gauche archaïque incapable de s’adapter au monde contemporain. Il reste ainsi largement cantonné au registre polémique dans le discours journalistique ou politique. Au-delà de ces usages connotés, nous proposons d’en faire un véritable concept scientifique, à la croisée de l’histoire des idées et de la sociologie politique. Pour ce faire, nous avons choisi de nous attarder sur le concept de liberté tel qu’il est défini dans les textes sociaux-libéraux, autour de la question des droits individuels, puis son extension, à travers la question des relations entre État, marché et société civile.

Vous pouvez trouver le texte intégral en accès libre et gratuit sur le site Open Editions Books en cliquant sur le lien suivant ainsi que la table des matières et les contributions des autres auteurs ici. Le texte est également disponible gratuitement et en accès libre sur HAL-SHS à cette adresse: https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01339430


« The concept of translation : the Role of Actors in the international circulation of Ideas », in  DICK Jennifer K. & SCHWERTER Stephanie (eds.), Transmissibility and Cultural Transfer : Dimensions of Translation in the Humanities, Stuttgart, Ibidem Verlag, 2012, pp. 57-73.

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Les travaux de sociologie de la circulation transnationale des idées s’inscrivant dans le paradigme structuro-constructiviste inspiré de l’œuvre de Pierre Bourdieu constituent un modèle d’analyse particulièrement fécond. Toutefois, si ce paradigme permet d’effectuer une sociologie des acteurs participant aux échanges transnationaux, elle tend à les appréhender comme de simples intermédiaires et non comme des médiateurs. Partant de la thèse selon laquelle les processus à l’œuvre dans la traduction au sens le plus restrictif (comme opération de transposition du sens d’un texte d’une langue à une autre) sont analogues à ceux à l’œuvre dans la circulation transnationale des idées, je me propose donc d’opérer un examen critique de certains postulats bourdieusiens et de montrer la fécondité du concept de traduction en complément.

Une version payante de l’ouvrage ainsi que la présentation et la table des matières est disponible sur le site de l’éditeur, Ibidem Verlag (cliquez sur ce lien), ainsi que sur le site des Columbia University Press (cliquez sur ce lien).


« Des intermédiaires aux médiateurs. Contribution à une sociologie de la traduction internationale des idées », in DICK Jennifer K. & SCHWERTER Stephanie (dir.), Traduire : transmettre ou trahir ? Réflexions sur la traduction en sciences humaines, préface de Jean-René Ladmiral, Paris, Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme (EMSH), décembre 2013, pp. 75-88.

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Il s’agit de la traduction française de l’article précédent avec seulement quelques modifications.

L’ouvrage est disponible en version payante sur le site des Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme à (cliquez sur ce lien).


RECENSIONS


« Le Parti socialiste d’Épinay à l’Élysée 1971-1981, Noëlline Castagnez et Gilles Morin », Le Monde Diplomatique, n° 748, juillet 2016, p. 26.


 

Site officiel