Archives par mot-clé : Réanalyse

Avis de parution « L’outil et la méthode… », 143 (1), BMS, juillet 2019

J’ai l’honneur et le plaisir de vous annoncer la parution du numéro que j’ai coordonné sur les usages des CAQDAS dans le n° 143 du Bulletin de méthodologie sociologique (BMS).

L’outil et la méthode. Des fonctionnalités techniques des CAQDAS à leurs usages méthodologiques

Entre l’outil et la méthode, entre le tutoriel et le manuel de méthodes, se trouve comme une case manquante : l’étude des usages concrets que les chercheur.e.s font des logiciels d’aide à l’analyse qualitative (CAQDAS). Les contributions réunies dans ce numéro proposent d’ouvrir cette boı̂te noire de l’analyse en revenant sur différents usages de ces outils dans le cadre d’enquêtes sur des objets aussi variés que la médecine légale, la dimension sexuée du traitement pénal, le comportement politique des électeurs états-unien, la place des intellectuels dans les partis ou l’impact de la crise et de l’européanisation sur les régions sociales-démocrates. Plutôt qu’une présentation des fonctionnalités offertes par ces logiciels, il s’agira de saisir les stratégies de codage déployées par les auteur.e.s et les traditions d’analyse dans lesquelles ils/elles s’inscrivent mais aussi les effets de ce type de logiciels sur les pratiques de recherche.


Sommaire du dossier

Thibaut Rioufreyt: « Introduction », pp. 7-27.

Luis Antonio Vila-Henninger, « Turning Talk into “Rationales”: Using the Extended Case Method for the Coding and Analysis of Semi-Structured Interview Data in ATLAS.ti », pp. 28-52.

Kathia Barbier & Romain Juston, « Équiper le processus de recherche. Retours réflexifs comparés sur l’usage d’Atlas.ti et de Sonal dans deux recherches doctorales », pp. 53-76.

Thibaut Rioufreyt, « Réanalyser des enquêtes qualitatives à l’aide de CAQDAS », pp. 77-106.


Vous trouverez plus de détails sur l’ensemble du n° 143 sur le site de l’éditeur de la revue, Sage (ici). L’accès à l’article en ligne sur ce site est payant. Toutefois il est gratuit via le SAGE Humanities and Social sciences package 2018 lequel est disponible notamment pour tous les membres de laboratoires CNRS.

 

Formation « Planifier la gestion des « données » de son enquête », TAN, Lyon, Triangle, 4 avril 2019

La prochaine formation que je donne aura lieu le 4 avril 2019 dans le cadre des ateliers TAN (Triangle Humanités numériques) en partenariat avec le réseau local Mate-SHS Lyon-Saint-Étienne.

Planifier la gestion des « données » de son enquête.

Enjeux et conseils

Cette séance de formation et d’échange vise à revenir sur les enjeux et manières de faire autour de la gestion des données de la recherche (matériaux collectés ou produits, documents d’analyse, de méthode, bases de données, etc.). Si cette question a toujours été aussi importante que négligée, elle a connu une actualité nouvelle avec le fait que nombre de financements institutionnels sont désormais conditionnés à l’élaboration d’un plan de gestion de données (PGD), plus souvent connu sous l’acronyme anglophone DMP pour Data Management Plan. Il s’agit d’un document évolutif destiné à aider le(s) chercheur.e(s) à définir un plan pour gérer les données utilisées et générées dans le cadre de son/leur enquête. Dans ce contexte, cette formation vise moins à prescrire des « bonnes pratiques » qu’à appréhender ces injonctions institutionnelles comme l’occasion de penser et planifier ce maillon important de l’enquête en science sociale qu’est la gestion des données. Il s’agira ainsi d’aborder cinq grandes questions afin d’aider les chercheur.e.s à trouver leurs propres réponses :

  • la description des matériaux empiriques collectés et/ou produits,
  • les standards, formats et méthodologies appliqués sur le corpus de matériaux,
  • les questions d’ordre éthique, de propriété intellectuelle et de restrictions,
  • les prévisions pour le partage et l’ouverture des données,
  • la stratégie de préservation à long-terme des documents d’enquête (archivage).

Aider à s’y retrouver dans son corpus documentaire, assurer la continuité d’un projet lorsque des membres le quittent et d’autres arrivent, réfléchir à la sécurisation de ses données, à l’occasion de leur stockage ou de leur transfert, prendre en compte la législation et les règlements en matière de protection des données personnelles, voici quelques-unes des vertus qu’il y a à réfléchir à la manière de gérer les documents produits au cours de son enquête.

Informations pratiques

La séance aura lieu dans les locaux du laboratoire Triangle, sur le campus de l’École normale supérieure de Lyon le 4 avril 2019, de 9h30 à 12h30 en salle D4.260. Si vous souhaitez participer, merci de l’indiquer par email à Séverine Gedzelman.

Pour plus de détails sur les TAN (Triangle Ateliers Numériques), voir la page dédiée sur le site du laboratoire Triangle ici : http://triangle.ens-lyon.fr/spip.php?rubrique798

Avis de parution: « L’enquête et sa fin… », Enquêtes & Ancrages, novembre 2017

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution de mon dernier article paru dans la revue de méthodologie Enquêtes & Ancrages : et disponible sur le site de la revue : http://revue-ancrages.fr/sites/revue-ancrages.fr/files/pdf/ea_rioufreyt_lenquete_et_sa_fin.pdf

 

« L’enquête et sa fin : une réanalyse comparée de deux enquêtes sur des revues partisanes », Enquêtes & Ancrages. Revue scientifique pluridisciplinaire, 2, novembre 2017 [revue en ligne].

Résumé :

Cet article se propose d’interroger la mise à l’épreuve de la réanalyse de données qualitatives, de ses conditions de possibilité, à travers la question peu abordée de l’enquête et de sa fin. D’une part, l’enquête terminée, cela signifie-t-il que le matériau est par là-même « épuisé » lui aussi ? Et si, à l’inverse, les matériaux sont plus riches que ce qu’un chercheur peut en analyser, sont-ils susceptibles d’une multitude d’analyses secondaires au point que leur étude soit proprement infinie ? D’autre part, la réanalyse n’est-elle pas un processus interminable tant elle implique un long travail de contextualisation de l’enquête et d’immersion dans les données ? Mais surtout, en posant de nouvelles questions à un matériau non prévu à cette fin, le risque n’est-il pas l’impossibilité de bénéficier d’un analogue de la saturation des données, i.e. cela même qui permet de terminer l’enquête ? Pour pouvoir répondre à ces questions, cet article se base sur la réanalyse de deux enquêtes qualitatives : la première réalisée par Frédérique Matonti sur La Nouvelle Critique, la seconde menée par Émeric Bréhier sur les revues politiques de la gauche non communiste.

 

Avis de parution: « La réanalyse au service de l’histoire sociale des idées politiques », Recherches qualitatives, 2017

J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon dernier article « La réanalyse au service de l’histoire sociale des idées politiques. Retour d’enquête sur deux revues de parti : La Revue socialiste et La Nouvelle Critique » paru dans la revue québecoise Recherches qualitatives en juin 2017. Fruit d’une enquête menée dans le cadre de l’ANR réAnalyse, cet article s’insère dans le numéro hors-série n° 21 « La réanalyse des enquêtes qualitatives à l’épreuve de l’expérimentation » coordonné par Sophie Duchesne. Vous y trouverez ainsi les restitutions d’expériences de réanalyse menées par des collègues sur différentes enquêtes, terrains et objets et selon différentes approches méthodologiques et techniques.

 

Résumé

Cet article interroge les apports de la réanalyse à l’histoire sociale des idées politiques en montrant ce que la réanalyse des entretiens réalisés respectivement par Émeric Bréhier et Frédérique Matonti apporte à l’étude des revues intellectuelles en milieu partisan. En tant que réutilisation de données d’autres chercheurs, elle permet d’une part de compléter les archives écrites par les sources orales et, d’autre part, de donner un accès – indirect mais réel – à des terrains inaccessibles ou disparus. En tant que nouvelle analyse cette fois, elle permet d’interroger les mêmes matériaux à partir de nouvelles questions de recherche, d’exploiter des sources orales peu, voire jamais utilisées ou encore de prendre en compte l’effet enquêteur dans le contexte de l’enquête.


L’article est téléchargeable en intégralité et gratuitement sur le site Internet de la revue Recherches qualitativeshttp://www.recherche-qualitative.qc.ca/documents/files/revue/hors_serie/HS-21/rq-hs21-t-rioufreyt.pdf Il en est de même de l’ensemble du numéro ici: http://www.recherche-qualitative.qc.ca/revue/les-collections/hors-serie-les-actes/

« L’enquête comme unité de collecte et d’analyse. Enjeux épistémologiques et problèmes pratiques », Atelier Humanités numériques, ENS de Lyon, 10 janvier 2017

Ma prochaine intervention intitulée « L’enquête comme unité de collecte et d’analyse. Enjeux épistémologiques et problèmes pratiques », aura lieu le 10 janvier 2017. Cette communication est réalisée dans le cadre de la séance « Retour d’expérience – Archivage des données de la recherche » de Atelier Humanités numériques (AHN) de l’ENS de Lyon. L’événement aura lieu sur le site Descartes de l’ENS de Lyon, Bâtiment Recherche en salle R20 de 9h30 à 10h30.

Résumé

Prendre pour unité de collecte et d’analyse non pas tel fonds de centres d’archives ou tel fonds de chercheurs comme dans l’approche archivistique classique mais telle enquête soulève un certain nombre de questions aussi simples que redoutables : qu’est-ce qu’une enquête ? quel périmètre documentaire recouvre-t-elle concrètement ? quand commence et quand s’arrête-t-elle ? Qui sont les enquêteurs ? Il ne s’agit pas là de questions abstraites mais bien d’enjeux et de difficultés très concrets auxquels on se confronte aussi bien dans le cadre d’inventaires d’enquêtes que dans celui de la réanalyse d’enquêtes d’autres chercheurs. Cette communication se propose donc un aller-retour entre retour d’expériences pratiques – inventaire des enquêtes du laboratoire Triangle réalisé dans le cadre du projet archiPolis en 2013, réanalyse d’enquêtes de plusieurs chercheurs menée depuis 2012, etc. – et enjeux épistémologiques en montrant combien le travail de terrain mêle intrinsèquement les deux.

Vous trouverez plus de détails sur le carnet hypothèses de l’Atelier Humanités numériques de l’ENS de Lyon ici: https://ahnenslyon.hypotheses.org/483