Parcours

Après des études d’histoire puis de science politique, j’ai obtenu un doctorat en science politique à l’Université Lumière Lyon 2 en 2012. J’ai par la suite réalisé trois post-doctorats au laboratoire Triangle (ENS de Lyon), à l’Institut des sciences sociales du politiques (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) et au Centre de données socio-politiques (Sciences Po Paris). Je suis actuellement post-doctorant à Sciences Po Lyon, chercheur associé au Laboratoire Triangle et chargé d’enseignement à l’Université Aix-Marseille (AMU).


Pour plus de détails sur mon parcours de recherche et d’enseignement, vous pouvez télécharger ici un CV synthétique plus complet: CV_synthétique_ 2017_03_28


Mes travaux de recherche et mes activités d’enseignement porte sur trois domaines principaux. Le premier de ces domaines est la socio-histoire des partis politiques. La thèse que j’ai réalisée porte en effet sur les relations entre deux formations partisanes – le Parti socialiste français et le Parti travailliste britannique – entre 1997 et 2008. Cette enquête a donné lieu à la publication d’un ouvrage publié aux Presses universitaires de Grenoble et de quatre articles. L’enquête de thèse portant sur les relations entre deux milieux partisans sur une relative courte période contemporaine, j’ai souhaité prolonger cette recherche en donnant davantage de profondeur historique à mon analyse qui relevait largement de l’histoire du temps présent. Dans ce cadre, j’ai engagé une enquête dans le cadre d’un post-doctorat à Sciences-Po Paris sur les relations entre intellectuels et responsables de deux partis de la gauche française, le Parti socialiste et le PCF, à partir de l’étude de deux revues (La Revue socialiste de 1958 à 1986 et La Nouvelle Critique de 1967 à 1980). Dans le cadre d’un cours de politique comparée à l’Université Lumière Lyon 2 (2012-2014), j’ai eu l’occasion d’enseigner la sociologie et l’histoire de trois des plus importants partis socialistes européens : le Parti travailliste britannique, le Parti social-démocrate allemand et le Parti socialiste français.

Mes recherches portent sur les partis de la gauche française et les principaux responsables politiques qui les dirigent mais également sur les acteurs (intellectuels, experts, universitaires, etc.) et groupements (revues, fondations, clubs, think tanks, etc.) qui, tout en étant à la périphérie ou à l’extérieur de ces partis, participent par leurs contributions à la production du programme, de l’idéologie et/ou de la doctrine de ces organisations. Ce qui m’amène au second domaine de recherche dans lequel mes travaux s’inscrivent : l’histoire sociale des idées politiques et de leurs producteurs (intellectuels, experts, universitaires, militants, etc.). Cet axe de recherche consiste à la fois à étudier à la fois les idées politiques elles-mêmes, c’est-à-dire à la fois leur forme discursive et leur contenu idéel et leurs conditions sociales de production, de circulation et de réception (qui forment le contexte). D’une part, l’approche de science sociale permet d’appréhender les idées comme des pratiques conditionnées à la fois par les propriétés sociales des acteurs (positions, dispositions et trajectoires) et des espaces sociaux dans lesquels ils se socialisent. De l’autre, les travaux en analyse du discours permettent de saisir les logiques immanentes au discours par lequel sont formalisés et médiatisés les contenus idéels. Cet axe de recherche a donné lieu à la publication d’un chapitre d’ouvrage ainsi que d’un article sur le social-libéralisme comme concept permettant de lire certaines évolutions contemporaines des gauches européennes. J’ai également eu l’occasion de faire une socio-histoire des idées sur d’autres types d‘idées, en l’occurrence l’étude de la circulation de la notion d’ethnicité dans les sciences sociales françaises, recherche ouverte dans le cadre de mon premier post-doctorat et que je continue à mener. Sur le plan pédagogique, j’ai eu l’occasion d’enseigner pendant trois ans la philosophie politique et l’histoire des idées politiques à l’occasion d’un cours sur le libéralisme que j’ai donné à l’IEP de Lyon. J’ai donné également pendant deux ans un Cours magistral en M1 sur la « Sociologie des idées politiques » à l’Université Lyon2 et un enseignement en L3 sur le néo-libéralisme à l’Université Aix-Marseille. C’est également en lien avec cette spécialité de recherche que j’ai créé, avec Arnault Skornicki, un groupe de recherche sur l’histoire sociale des idées politiques, baptisé HiSoPo, et qui a été labellisé groupe de projet pour la période 2015-2017 par l’Association française de science politique (AFSP).

Le troisième domaine de recherche dans lequel je m’inscris est à la croisée de la politique comparée et de la sociologie des relations transnationales. La politique comparée s’intéresse depuis longtemps à d’autres entités et d’autres échelons que les États-nations, comme le montre la tradition d’étude comparée des partis politiques. Ma thèse s’inscrit clairement dans ce cadre en comparant les évolutions croisées de deux partis socialistes européens : le Parti travailliste britannique et le Parti socialiste français. Par ailleurs, les critiques adressées par l’histoire croisée ou les Connected Studies ont amené la sociologie politique comparée à réaliser toute une série de comparaisons transnationales. Dans cette double lignée, la recherche réalisée pendant mon doctorat avait pour objet les processus par lesquels un certain type d’idées politiques circulent à la fois entre espaces nationaux (circulation transnationale), entre espaces savants et politiques (circulation transsectorielle) et entre organisations (circulation trans-organisationnelle). On se trouve là de fait à la croisée de la politique comparée et des relations transnationales dans la mesure où l’étude des échanges entre formations politiques ou entre groupements intellectuels d’un pays à l’autre nécessite une comparaison préalable pour pouvoir saisir ce qui passe ou non et les raisons qui y président. L’investissement dans ce domaine de recherche a ainsi donné lieu à trois publications sur le rôle des acteurs dans la circulation transnationale des idées et la fécondité du concept de traduction. J’ai par ailleurs enseigné la politique comparée essentiellement dans le cadre d’un Cours Magistral à l’Université Lyon2 sur les démocraties occidentales et à l’occasion de plusieurs séances du cours de science politique pour la préparation à l’agrégation de SES à l’ENS de Lyon.

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